Satsang Summary
Abandonner la dynamique de l’effort
21 octobre 2025
Question: Comment peut-on arrêter la dynamique de l’effort dans sa tête pendant la méditation ? Parfois, il y a la présence sans effort, mais d’autres fois, il y a cette partie de moi qui essaie de rester en méditation ou d’aller plus en profondeur. Je remarque que même essayer d’ignorer cette partie, c’est encore la même chose : un effort. Comment puis-je simplement arrêter cela ?
AMMA: Cela arrive, mais vous réaliserez plus tard que toute forme d’« effort » est une fuite du mental. Pourtant, cela se produit, parce que les schémas et les conditionnements du mental ne disent pas « non » immédiatement. Quoi que vous disiez, il répond : « Je vais essayer. »
C’est pourquoi des situations surviennent parfois pour vous pousser dans un retranchement où vous ne pouvez plus faire le moindre effort. Vous devez simplement accepter. Chaque effort porte en lui la possibilité de l'échec ; c'est donc exactement là que vous devez être conscient.
Lorsque vous avez envie d’essayer, laissez tomber cela. Ne le suivez pas. Je parle ici du schéma intérieur. Si vous agissez en fonction de lui, vous lui dites « oui ». Si le mental bavarde pendant que vous êtes assis et que vous continuez à essayer, encore et encore, sans que rien ne se passe, alors arrêtez. Dites-vous : « Ça suffit. » Levez-vous, faites autre chose. Ne restez pas assis à continuer d’essayer.
Vous pouvez essayer autre chose, mais pas cela. Car si vous continuez d'essayer d'arrêter d'essayer, seul le schéma de l'effort subsiste. Ensuite, il vous faudra essayer à nouveau de vous débarrasser de cet effort ! C'est pour cela que je dis : ne faites rien.
Lorsque l’impulsion à s’efforcer surgit, arrêtez même cela. Même l’effort pour devenir ou être quelque chose, arrêtez cela. Vous n’essayez rien. Voilà l’absence d’effort : ne même pas essayer d’ignorer, ne pas essayer d’inviter, ne pas essayer de combattre. Rien.
C’est cela, summa iru. Vous ne donnez de pouvoir à rien de tout cela. Le mental peut ne pas lâcher prise, mais vous n’essayez pas. Vous Êtes simplement.
Le « je » dénué de pouvoir ne surgit plus pour faire quelque chose. Ce n’est que lorsque vous voulez faire quelque chose qu'il est possible d'essayer. Si vous ne voulez rien faire, il n’y a rien à essayer. Le mental bavarde, soit. Vous n’essayez rien de faire à ce sujet. C’est la meilleure attitude.
Parce que la simple idée : « Je dois faire quelque chose » donne de la réalité au mental. Au contraire, asseyez-vous pour rien. « Je suis assis ici pour rien. » Et je sens vraiment que vous êtes tous assis ici pour rien. Vraiment ! Si quelqu’un pense : « Je suis assis ici pour quelque chose », c’est là le problème. Bon, les questions, les doutes, tout cela, c’est très bien. Mais sinon, rien.
Vous n'êtes pas assis pour obtenir quoi que ce soit. Vous n'allez rien recevoir que vous ne possédiez déjà. La simple pensée : « Je veux quelque chose, j'obtiens quelque chose, je reçois quelque chose » n'est que le mode de fonctionnement du mental.
Je ne plaisante pas. Je suis sérieuse. Même lorsque je suis venue m’asseoir ici, je me suis dit : « Il n’y a rien à faire. Je ne fais rien ici. Vous ne faites rien ici. » Dans cet état, nous sommes reliés à la Vérité, anyonyam, l’unité.
Toute action, tout effort vise à accomplir quelque chose. Mais l’ignorance fondamentale est l’impulsion à devenir quelque chose. À chaque instant, le mental veut devenir — le corps, le mental, quelque chose. Pourquoi voulez-vous encore devenir ? Le mouvement qui consiste à devenir, c’est s'efforcer, c'est essayer.
Abandonner ce mouvement, renoncer à tout devenir, c’est simplement être. Rien qu’en écoutant, vous pouvez sentir la détente. Une grande paix surgit. Vous revenez facilement à votre être lorsqu’il n’y a ni désir ni effort, simplement être. Dans cette paix, il y a unité. Cette paix est ce qui relie. C’est la vérité elle-même.
La connexion absolue ne se trouve que dans cette quiétude. Vous n’avez rien à relier ici. Toutes les autres connexions — de mental à mental, de parole à parole — sont temporaires. La connexion absolue, c’est la paix et la quiétude. Elle relie à tout.
N'essayez donc rien. Ne devenez rien. C'est cela le satsang, le satsang ultime. Même chez vous, si vous pouvez simplement être — sans essayer, sans devenir, sans faire aucun effort —, la quiétude et la paix surgissent d'elles-mêmes. Elles sont déjà là. Vous ne les atteignez pas ; vous les reconnaissez.
Toute tentative d’accomplir quelque chose est un mouvement de l’ego.